Fournisseurs de répliques « Zenith », un roman de Jean Grégor Réplique à vendre

Fournisseurs de répliques « Zenith », un roman de Jean Grégor Réplique à vendre

- in Réplique Zenith
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Il était une fois une vieille montre de la marque Zenith.

Etant un habitué des sites de montres, je suis un jour tombé en arrêt sur une simple montre de marque Zenith, et sur la gravure qu’elle portait au dos : « Témoignage de reconnaissance à Mr Louis Cabolet Juin 1949 ». J’ai tout de suite été frappé par l’histoire que cet objet portait en lui. En un condensé de phrase, j’avais une vision panoramique de la vie d’un homme. Louis Cabolet avait probablement travaillé pour un établissement appelé Grande Bacnure. On lui avait offert une montre, il avait pris sa retraite, il était mort, mais l’objet avait survécu, avait traversé des décennies pour arriver jusqu’à moi.

Depuis longtemps, j’avais cette idée de roman : qu’un objet anodin, insignifiant soit capable de transformer la vie d’un homme. J’ai donc mis la Zenith au service de ce roman, partant moi-même, comme le héros, sur les traces de Louis Cabolet. Mon enquête m’a mené jusqu’en Belgique, sur les terres de la Grande Bacnure, une ancienne mine. J’ai pu parler à des gens qui avaient connu Louis Cabolet, et me faire une idée de sa vie. C’était fascinant. Tout autant d’ailleurs que la manière dont la montre a finalement guidé mon histoire, et écrit cette fiction empreinte de réalité. Zenith, ce serait l’histoire d’une montre retrouvée, mais aussi l’histoire d’un homme qui se redécouvre à un moment de sa vie qu’on pourrait appeler son zénith. Comme le héros, j’ai passé de longues heures à regarder les fines aiguilles de la Zenith, son cadran. Je trouvais l’ensemble mystèrieux, à la fois muet et capable de me faire rêver, de me rapporter des souvenirs jamais racontés, des bouts de vie ordinaire qui n’auraient jamais dû survivre.

Et s’il faut retenir une chose dans l’histoire d’une montre, c’est bien le lien sacré qu’elle entretient entre un père et son fils. Combien de fois, en parlant de mes montres, une personne s’est révélée en évoquant “la montre de son père”, ce relais entre les générations, ce bijou qui n’en est pas un ? Peut-être la montre recèle-t-elle tous les symboles qui sont chers à la transmission filiale : la maîtrise du temps, le temps comme le chemin qui mène inévitablement à la mort, et ce besoin justement de transcender cette mort, de faire sauter le gué à ce petit objet.

Avec ce livre, du moins, j’ai eu le sentiment que ce petit objet avait sauté le gué tout seul.
Jean GrégorCommander ce livre : alapage.com – amazone.fr – fnac.com

Conte à rebours

Quel homme fut ce Louis Cabolet, censé avoir été son premier propriétaire ? Le narrateur de ce beau roman se lance dans une enquête qui, très vite, va se doubler d’une quête existentielle.

A mesure que ses recherches avancent, entre rencontres et fausses pistes, il livre, par bribes, des éléments de son propre passé et tente d’en éclaircir les zones d’ombre. Il se débat avec le souvenir traumatisant d’un père, ancien pompier, modèle de sérieux, qui le jour de ses 42 ans et demi (comme le nombre de chapitres du roman et comme l’âge dont le narrateur approche dangereusement) se jeta sous un train. L’histoire s’achèvera comme elle avait commencé: par le don d’une montre. Mais, entre-temps, tout aura changé. Le narrateur sera passé à l’âge d’homme, et peut-être aussi aura-t-il trouvé la matière qui lui manquait tant pour écrire enfin un livre digne de ce nom.

Jean Grégor, auteur du roman « Zenith » – crédit photo Stéphane Kaskell
C’est reparti pour une nouvelle traversée de la France au volant d’authentiques voitures de collection ! Du 18 au 24 avril prochains, 240 concurrents vont se mesurer sur paths fermées et circuits au fil des cinq étapes du parcours de quelque 2000 kilomètres entre Paris et Cannes. Seuls les modèles de voitures inscrits à l’épreuve historique entre 1951 et 1973 sont éligibles à la compétition et ils ne doivent avoir subi aucune modification de moteur ou de carrosserie. C’est pour leur rendre hommage que Zenith, partenaire du Tour automobile Optic 2000 depuis deux ans, dévoile sa nouvelle édition limitée.Inspirée de ces automobiles d’exception qui ont traversé les décennies en conservant leurs remarquables performances et leur style inaltérable, la montre El Primero Chronomaster 1969 Tour automobile Edition incarne une ic?ne du classic racing portée au poignet. Carrosserie élégante, moteur puissant, touches tricolores : le chronographe El Primero Chronomaster 1969 Tour Auto Edition de Zenith Montre D’aéronef Replique roule les mécaniques sur route et sur circuit. Hommage aux bolides classiques du Tour Auto Optic 2000, dont Zenith est le chronométreur officiel, cette bête de compétition vrombit à 36 000 alternances/heure et affiche la précision du légendaire mouvement El Primero. Pour l’occasion, Zenith présente une série exclusive p 500 chronographes El Primero dédiée à cette route automobile classique sur territoire fran?ais.

Jean Grégor, qui est le fils de Pierre Péan, réussit avec « Zenith » un roman d’apprentissage complexe et sensible, qui livre une belle réflexion sur la paternité et la filiation. La mécanique de la montre vaut bien sûr pour symbole de l’ambitieux écheveau narratif. A l’image des systèmes d’horlogerie les plus élaborés, dans «Zenith», l’art cache l’art. On ne peut qu’admirer la fluidité avec laquelle les diverses strates du récit se mêlent et se succèdent. Sans que jamais l’émotion ne soit sacrifiée. Les enquêtes sur la montre et sur le passé s’étaient, se stimulent, s’éclairent l’une l’autre. Et cette alternance féconde permet un approfondissement de l’intrigue et de la psychologie des personnages. Le portrait du père, en particulier, est magnifique: le suicidé un peu terne du début finit par prendre une dimension presque héroïque. Les diverses révélations arrivent toujours à point, sans rien d’artificiel. Un roman parfaitement huilé.
Conte à rebours par Baptiste Touverey

Remonter le temps et grandir

Les ressorts de l’âme sont aussi secrets que les mécanismes horlogers… Pourquoi un employé d’une société de transports de Bobigny, dans la tristesse de la banlieue parisienne, décide-t-il de retracer la genèse d’une montre que lui a donnée un collègue ? Que veut-il découvrir à travers cet objet dont son ami collectionneur lui a dit qu’il reflétait autant l’intérieur que l’extérieur de son propriétaire ? Empruntant une bifurcation sur l’itinéraire d’une morne existence, le narrateur part donc à la recherche de ce Louis Cabolet, auquel fut remise en 1949 cette montre de marque Zénith. Aux interlocuteurs qu’il contacte par voie postale, il donne le prétexte de la rédaction d’un ouvrage…

Le lecteur, par l’effet de la mise en abîme, pénètre ainsi dans les mystères de la création littéraire, telle qu’elle se joue devant lui. Imbriquant fiction et réalité dans une construction remarquablement dense et maîtrisée, Jean Gregor ne se livre pas à un exercice de pure forme. L’enquête n’est pas un prétexte romanesque. Elle accompagne une profonde interrogation existentielle sur les ressacs de la vie, sur les voies qu’elle emprunte et les directions que l’on parvient, ou non, à lui donner. En cherchant à percer le mystère de la vie de Louis Cabolet, le narrateur (à moins qu’il ne s’agisse de l’auteur, les deux se rejoignant sans se confondre tout à fait) est conduit à analyser son propre parcours, au fil d’une introspection aiguë et déchirante. Plus il en apprend sur cette montre, plus il progresse dans la découverte de son histoire intime : le suicide de son père, mort à 42 ans et demi (comme le nombre de chapitres du livre), son amour raté avec Sylvie… Ses retours en arrière sur les épisodes marquants d’une vie qu’il reprend en main ne le plongent pas dans une mélancolie anxiogène. Zénith, sixième roman de Jean Gregor , est le récit entêtant d’un homme qui se met à l’heure avec lui-même et finit par sortir de la léthargie où il s’était enfermé. Plongeant à l’intérieur de lui-même, comme il disséquerait le fonctionnement d’un chronomètre, il s’ouvre vers l’extérieur, regarde d’un œil neuf ses proches qui, eux aussi, ont grandi. Et pose avec ce livre magnifique un acte de renaissance.
Coup de cœur de Bruno Bouvet dans La Croix du 19 mars 2009

Contre la montre

Zenith est une marque de montres de précision. Pas si luxueuse que d’autres, mais fiable et durable. Ce qui explique qu’un beau jour un écrivain en devenir, un certain Jean Grégor, se voie offrir par un de ses amis collectionneurs un modèle fort ancien. Manutentionnaire dans une usine après avoir exercé différents boulots ayant tous un point commun: plutôt physiques, rigoureux, et ne prenant pas la tête, Jean, le narrateur, découvre au dos de la montre une inscription bien énigmatique: « Témoignage de reconnaissance Grande Bacnure – A Mr Louis Cabolet – Juin 1949. » De quoi stimuler son imagination, allumer l’étincelle d’un livre possible. Jean décide de se lancer sur la piste de ce Louis Cabolet, grâce à celle de la montre, vendue sur Internet. Ce qui le mène près de Liège, dans une ancienne région minière, où il rencontre la fille de celui qui était peut-être le bon Cabolet, peut-être pas. Puis son petit-fils adoptif. Au prix de tâtonnements, de fausses pistes, d’une infinie patience. Le narrateur ferait un parfait détective. Il possède le don de faire parler les gens, en douceur, plus proche d’un confesseur que d’un policier! Surtout il s’insinue dans leurs vies tout en délicatesse, respectant les silences, les nons-dits.

Y compris lorsqu’il s’agit de sa propre histoire. Car, enquêtant sur la vie d’un autre, l’écrivain, qui a du mal à coucher son roman sur le papier jusqu’à ce qu’il découvre le papier Canson, se lance dans une autre quête: celle de ses propres origines. Il rappelle le souvenir de celui qu’il croit être son père, Romain Grégor, ancien pompier qui s’est suicidé parce qu’une fois la retraite venue sa vie ne lui semblait plus servir à rien. Et que certains secrets, aussi, pesaient lourd sur sa conscience. Il s’est jeté sous un train. A quarante-deux ans et demi. L’âge même dont le narrateur approche. Ce père, un taiseux avec qui les rapports n’étaient pas faciles, Jean va le découvrir, à travers les témoignages de ses amis, comme Josse, avant que celui-ci ne meure. Surtout, il va apprendre toute la vérité, stupéfiante, sur sa naissance, de la bouche de sa mère, qui s’est tue longtemps. Parce que Jean a failli périr dans un accident provoqué par sa faute -et qui aurait pu passer, s’il était mort, pour un suicide-, elle décide de tout lui révéler. Sans même qu’il lui ait rien demandé. Commence alors pour lui une autre enquête, plus douloureuse. Où un vieil homme et une montre -une Gallet, plus modeste que la Montre Zenith 1980 Replique mais tout aussi chargée d’affect – joueront un rôle majeur.

Zenith est un roman magnifique, agencé comme une mécanique de précision. Le présent s’y mêle à de nombreux flash-back : les pauvres histoires de personnages dont le narrateur ressuscite la mémoire, ou encore ses propres souvenirs personnels. Ainsi les quatre années qu’il a passées en Angleterre, à Londres puis à Kidderminster, où il a failli faire sa vie. Mais rien d’artificiel, ou qui complique la lecture. Les chapitres s’emboîtent parfaitement. Il y a aussi beaucoup d’émotion dans ces pages, sans doute partiellement auto-biographiques. Le rapport père-fils, surtout, est décrit avec une sensibilité et une pudeur rares. Jean Grégor, qui s’était un peu fourvoyé récemment dans des livres expérimentaux, revient à son meilleur, son zénith. Et le roman comporte quarante-deux chapitres et demi.
Jean-Claude Perrier dans Livres Hebdo – février 2009

Jean Grégor offre un roman d’initiation doux-amer qui explore avec force les thèmes de la paternité, de la transmission et du souvenir, mais aussi de la découverte de soi. De chapitre en chapitre, on suit comme un jeu de piste le cheminement du narrateur, sa curiosité qui s’éveille devant le mystère de Louis Cabolet, son envie croissante de connaître l’histoire de cet homme, envie qui finit par devenir obsession; le récit bascule alors dans une introspection douloureuse. ce qui commence comme un jeu devient une interrogation sur la mort, sur le suicide de son propre père, l’échec de son rêve d’écriture et de sa vie amoureuse. Petit à petit, il apprend à faire face à ses démons intimes et à une histoire familiale marquée par le secret, il apprend à se connaître et à connaître ses proches. Avec sa galerie de personnages complexes et attachants, son fil conducteur original, Zenith nous emmène en douceur dans une exploration touchante de la nature humaine.
Audrey Caillot dans Pages des Libraires – mars 2009

J’ai une fascination pour les vieux objets : couteaux, ménagères, meubles, montres, affiches, livres, bibelots, trains électriques. Je parcours des kilomètres pour les voir, j’arpente des centaines d’allées de brocante, parfois sous la pluie, dans le froid. Mais après ce long chemin, au fond de ces allées éphémères, je finis toujours, à chaque brocante, par trouver un vieil objet qui me plaît. Une photo sur laquelle se trouve un nom de village, au crayon de papier. Un livre daté, où s’est glissée une carte de communion solennelle, au nom de « Marie-Françoise Bouvier », une montre gravée. Ces objets sont l’essence même du mystère. Ils sont là, devant moi, ils ont traversé les ans, dans des caves, des tiroirs, ils ont été sortis, dépoussiérés, et les voici dans mes mains, à me poser ces questions essentielles : à quoi bon tout cela ? Qui étaient ces gens ? Qui étions-nous ?

Avec Zenith, c’est l’histoire d’une montre gravée que j’ai voulu remonter. La littérature nous permet d’aller au bout, d’aller plus loin, de traverser des murs, et ces questions sur l’origine de ces vieux objets, je les ai jetées sur une vieille montre de marque Zenith, sur le fond de laquelle étaient gravés ces mots : « Témoignage de reconnaissance, Grande Bacnure, A Monsieur Louis Cabolet, Juin 1949 ».

J’ai tout de suite été saisi par ce nom, Louis Cabolet, un nom à l’ancienne, comme on n’en fait plus. Et puisque j’avais un lieu, la Grande Bacnure, puisque j’avais une date, je me suis lancé sur les traces de cet homme. Mon enquête a duré des mois, elle a été lente, silencieuse, charnelle, elle s’est ponctuée de belles surprises, comme ces lettres fraîches qu’on reçoit un matin dans sa boite aux lettres.

Avec le temps, encouragé par le tic-tac de la Zenith, j’ai fini par recoller les morceaux, redonner un visage, une vie à Louis Cabolet, mineur dans la région de Liège. A mesure que j’écrivais, j’avais cette sensation de percer le mystère de tous les vieux objets qui m’avaient hanté. Et puis ce moment crucial, où je me retrouve face au descendant de Louis Cabolet, où je lui redonne l’objet, toute l’émotion qui entoure ce moment. Oui, parfois la littérature est magique.

Et cette magie, comment peut-elle exister sans mon libraire ? Comment peut-elle exister sans cette personne, cette âme, qui relaie ces émotions, qui les fait rebondir d’âme en âme ? Car enfin l’objet, le vieux, le neuf, le récent, le livre, la montre, la ménagère, l’objet n’est rien sans ce relais humain, sans cet oeil qui clignote, cette main qui se pose dessus.
Jean Grégor
Lettre à mon libraire : 20/03/2009

L’enfant continue de hurler à la mort, j’ouvre la porte, et là, je ressens quelque chose de fort, j’ai ce sentiment de déjà vécu, mais d’un autre point de vue, je ne suis plus le petit garçon en pleurs, dans la détresse, je suis l’adulte qui amène avec lui un peu de cette douce lumière du couloir, je m’assois au bord du lit de Guillaume, je le prends dans mes bras, il se blottit contre moi. Il se calme, et je réalise que je l’aime, je l’aime, ce petit, et cette prise de conscience en amène une autre : on peut donc aimer comme son fils un enfant qui n’est pas le sien.

Au zénith de sa vie, après des années d’errance dans le sillon d’une adolescence marquée par le suicide de son père, le narrateur est peut-être prêt à apprendre certains secrets de famille. Paradoxe ou coïncidence, c’est une enquête minutieuse menée sur une montre donnée par un collègue, apparemment sans rapport avec son histoire, qui l’aidera à approcher sa vérité intime.
Roman d’initiation moderne construit comme une mécanique de précision, Zenith interroge la filiation, le désir de paternité et le mystère des origines.
Les présentations des éditeurs : 20/03/2009

Un collègue du nom de Robert Del Roulio me donna un jour une vieille montre de la marque Zenith, sur le fond de laquelle était gravé : « Témoignage de reconnaissance Grande Bacnure – À M. Louis Cabolet – Juin 1949. » C’était une montre très simple, mécanique. Son cadran entre blanc et beige, sa petite seconde et ses aiguilles bleuies contrastaient avec les grosses montres clinquantes que beaucoup portaient. Je la trouvais sobre, originale, attachante, même si le cadran penchait vers la droite. Je ne me doutais pas que ce petit objet bouleverserait ma vie.

Del Roulio et moi travaillions à l’époque dans une société de transport de colis, à Bobigny. Notre tâche consistait à suivre des paquets, les recevoir, et les expédier. Tout se passait dans un immense local, où d’autres comme nous cherchaient leur chemin, se croisaient, se bousculaient. Des ordinateurs et des téléphones étaient disposés un peu partout. Les chauffeurs passaient de l’autre côté du comptoir, pour reconnaître des paquets, ou pour venir les prendre. C’était la course. J’admirais Del Roulio pour sa décontraction. On avait l’impression avec lui que tout pouvait arriver, cela ne changeait rien à sa manière d’aborder la vie, ni à sa queue de cheval, ni à ses joggings dépareillés.
Les courts extraits de livres : 20/03/2009

Jean Grégor – petite biographie

Jean Grégor est né en 1968. Zenith est son sixième roman, et son huitième livre – www.jeangregor.com. Il est l’auteur entres autres de « L’ami de Bono » et de « Jeunes cadres sans tête ». Il travaille à l’aéroport du Bourget, au contact des avions.

Commander ce livre : alapage.com – amazone.fr – fnac.com

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